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Accueil > Histoire > La Shoah en France : vers la Libération

— repères —

Les Justes parmi les Nations


"Quiconque sauve une vie sauve l'univers entier"
Dans l'Europe occupée, une petite minorité d'hommes et de femmes, de toutes croyances et de tous milieux sociaux, ont sauvé des Juifs, parfois au péril de leur vie. Ils leur ont fourni de faux papiers, les ont aidés à se cacher ou à fuir.

 

Institution de mémoire créée en 1953 par l'État d'Israël, le Mémorial de Yad Vashem leur attribue « au nom du peuple juif reconnaissant » le titre de « Juste parmi les nations », le plus haut titre de vertu biblique.

 

Cette distinction n'est en principe décernée qu'à des personnes individuelles, exception faite de la commune néerlandaise de Nieuwlande et de celle du Chambon-sur-Lignon (Haute-Loire) qui, avec l'ensemble du plateau Vivarais-Lignon occupe une place exceptionnelle dans l'histoire du sauvetage des Juifs en France.

Au 1er janvier 2011, 23 788 personnes (dont 6 266 en Pologne, 5 108 aux Pays-Bas et 3 331 en France) s'étaient vues décerner la médaille des « Justes parmi les Nations » par Yad Vashem.


La Shoah en France

Vers la Libération

Le 11 novembre 1942, la zone sud est envahie par les Allemands et les Italiens. La zone italienne, dans le sud-est de la France, constitue alors un refuge pour les Juifs mais, suite à l'armistice signé en septembre 1943 par ce gouvernement avec les Alliés, l'intégralité du territoire est occupée par les Allemands.


Même si les forces de l'ordre françaises demeurent impliquées, le régime de Vichy se montre plus réticent dans sa collaboration en la matière. Les troupes du IIIe Reich se chargent le plus souvent des arrestations, appuyées dès lors par la Milice. Les persécutions, les arrestations et les déportations se poursuivent néanmoins jusqu'à la Libération, frappant désormais l'ensemble des Juifs. Ainsi, le 6 avril 1944, quarante-quatre enfants et leurs éducateurs sont raflés à Izieu (Ain) par Klaus Barbie, le chef de la Gestapo à Lyon.

 

En juillet, Aloïs Brunner, alors commandant du camp de Drancy, fait arrêter en banlieue parisienne plus de 230 enfants et adolescents qui sont déportés le 31 juillet, moins d'un mois avant la libération de la capitale. De nombreux Juifs sont par ailleurs arrêtés voire assassinés par la Milice, comme à Rillieux-la-Pape près de Lyon, où Paul Touvier, son responsable local, fait exécuter sommairement sept otages le 29 juin 1944.

 

Dans les derniers jours de l'Occupation, ils sont encore plusieurs centaines à être massacrées en divers lieux, dont des personnalités comme Jean Zay.




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